1. En Bourse, le cours d’une action s’établit d’après la loi de l’offre et de la demande : Si beaucoup d’investisseurs veulent acheter une action mais que peu d’investisseurs seulement sont prêts à la vendre, son cours monte, les acheteurs étant prêts à payer un prix plus élevé pour amener les détenteurs des actions à vendre. Inversement, si beaucoup d’investisseurs veulent vendre une action mais que peu d’investisseurs seulement sont prêts à l’acheter, son cours baisse, les vendeurs étant prêts à demander un prix moins élevé pour amener les investisseurs potentiels à acheter.
  2. Les investisseurs expérimentés ne prennent pas leur décision d’acheter ou de vendre une action sur base de l’évolution passée de son cours, mais sur base de leur opinion concernant l’évolution future de son cours.

Ces opinions divergent, heureusement. Pour qu’une institution comme une Bourse fonctionne, il faut même que s’y rencontrent des opinions diamétralement opposées. Car chaque fois qu’une personne achète une action, il faut qu’il y ait une autre qui la vend. La personne qui achète est forcément d’avis que le cours de l’action va monter, sinon elle n’achèterait pas. La personne qui vend, par contre, est forcément d’avis que le cours de l’action va baisser, sinon elle ne vendrait pas. (Et chacune d’elle est convaincue qu’elle est la plus astucieuse.)

D’où l’adage boursier : En Bourse, on ne traite pas des titres, mais des opinions.

Comme une action est un titre de propriété d’une entreprise, son cours est sensé refléter la valeur de cette entreprise.

C’est pourquoi les institutions financières, les gestionnaires de fortune et les conseillers en investissement ont développé des techniques souvent complexes pour analyser une entreprise, son modèle d’affaires, les marchés sur lesquels elle opère, l’évolution de ses concurrents, sa capacité de développer de nouveaux produits et services et de faire des bénéfices… Ils comparent alors leur estimation de la valeur de l’entreprise avec son cours en Bourse pour en déduire si l’action de l’entreprise est bon marché ou non.

Le cours d’une action en Bourse est ainsi influencé largement par l’opinion des investisseurs quant à l’évolution future de l’entreprise qu’elle représente.

Les décisions d’acheter ou de vendre en Bourse peuvent donc être basées sur des réflexions tout à fait rationnelles, mais elles peuvent également être complètement irrationnelles. C’est le cas par exemple si l’on achète parce que « tous les autres » achètent aussi, ou si l’on vend parce que tous les autres vendent. Ce qui a amené un esprit critique à dire que le cours d’une action n’a rien à voir avec sa valeur, mais avec la peur ou l’avidité des investisseurs. (Comme tous les adages boursiers, ce n’est peut-être pas tout à fait vrai, mais ce n’est certainement pas tout à fait faux non plus.)

Quelle que soit la motivation de l’investisseur, toute transaction en Bourse contient un élément plus ou moins important de spéculation.