Prenons l’exemple du DAX allemand, l’indice de référence calculé pour la Bourse de Francfort. Pour le calcul de cet indice, on tient compte des cours en Bourse des 30 entreprises allemandes les plus importantes et dont les actions sont le plus traitées à la Bourse de Francfort. Le poids que chacune de ces entreprises a dans la composition de l’indice dépend du montant de son capital qui est dispersé sur un grand nombre d’investisseurs. Le poids de l’assureur Allianz est ainsi de 7,82% par exemple, celui du producteur d’automobiles Daimler de 9,06%, celui de la société informatique Infineon Technologies de 1,38% etc.

Pour répliquer l’indice DAX, le gestionnaire va donc investir 7,82% des avoirs du fonds dans des actions Allianz, 9,06% des avoirs dans des actions Daimler, 1,38% des avoirs dans des actions Infineon Technologies et ainsi de suite. Si l’indice DAX monte, ce qui signifie que les cours des titres qui le composent montent, le gestionnaire peut être sûr et certain que la valeur de son portefeuille augmente dans les mêmes proportions. (Sa performance sera toujours légèrement inférieure à celle de l’indice en raison des frais liés à l’achat et à la conservation des titres et des coûts administratifs du fonds.)

Qu’est-ce que cela signifie en pratique ?

Pour le gestionnaire : une vie plus tranquille. Comme la composition d’un indice boursier est publiquement connue, il lui suffit dans ses investissements de s’y tenir à la lettre pour réaliser en fin de compte une performance proche de celle de l’indice. En même temps, il peut se passer de toutes recherches et analyses sophistiquées et surtout coûteuses. En revanche, il ne pourra de cette façon jamais réaliser une performance supérieure à celle du marché.

Pour l’investisseur : une forte réduction des coûts. Comme le fonds d’investissement n’a pas de travaux de recherche à financer, ses frais de fonctionnement – qui sont toujours imputés à l’investisseur via différents types de commissions – sont très faibles par rapport à ceux de fonds gérés de manière active. Ainsi, les droits de souscription à acquitter par l’investisseur à l’achat de fonds passifs ne représentent souvent qu’une fraction de ceux appliqués par des fonds actifs.
Pour ce qui est de la performance du fonds, nous avons vu qu’elle suit celle de l’indice répliqué. Si l’indice monte, la valeur du fonds monte également, mais jamais davantage que l’indice. En revanche, si l’indice baisse – signe de cours boursiers en baisse – la valeur du fonds baisse également, et elle baisse tout aussi fortement que l’indice.

Un fonds passif n’offre donc pas la chance de réaliser une performance supérieure à celle de l’indice, mais ne comporte pas non plus le risque de subir une performance plus mauvaise.

Les fonds passifs sont souvent traités en Bourse – ce sont les fameux Exchange Traded Funds ou ETFs –, ce qui permet à tout moment d’acheter ou de vendre un ETF.