Un point important à considérer est le suivant : Les bénéfices réalisés par le fonds sont-ils réinvestis dans le fonds ou distribués à ses investisseurs sous forme de dividende – i.e. est-ce que le fonds émet des parts ou actions de capitalisation ou de distribution ? Il existe des OPC qui vous offrent le choix entre ces deux types de parts et actions. L’impact est avant tout fiscal : Alors que les dividendes versés par le fonds sont en principe imposables dans le chef de l’investisseur, les bénéfices réinvestis augmentent la valeur des parts et actions du fonds, et la plus-value ainsi réalisée par l’investisseur est exempte d’impôts s’il détient les parts au-delà d’une certaine période minimale.
Souvent, il n’est pas visible à première vue si le fonds que vous avez choisi est un fonds « classique » qui gère un seule portefeuille d’actifs, ou s’il s’agit d’un compartiment d’un fonds à compartiments multiples. Ces derniers sont des entités juridiques sous le toit desquelles sont créés un nombre plus ou moins important de sous-fonds (ou compartiments). Les sous-fonds sont bien distincts l’un de l’autre et ont tous leur propre politique d’investissement, leurs propres investisseurs etc. Quant à leur fonctionnement, ils ne se distinguent pas des fonds classiques.
Etre investi dans un des sous-fonds d’un fonds à compartiments multiples peut cependant s’avérer intéressant pour vous si vous voulez changer de stratégie d’investissement. Beaucoup de fonds à compartiments multiples permettent à leurs investisseurs de changer d’un sous-fonds (investissant par exemple en obligations européennes) à un autre (investissant par exemple en actions japonaises) à des frais très réduits.
Comme un fonds classique ne gère qu’un seul portefeuille d’actifs, vous devez en vendre vos parts ou actions et investir dans un autre fonds si vous désirez réorienter votre placement. Comme nous l’avons vu dans notre article sur les coûts liés à un investissement dans un OPC, cet exercice risque d’être coûteux.