Si vous investissez dans un organisme de placement collectif, vous le faites par l’intermédiaire de votre agent ou conseiller bancaire. Vous savez également, qu’un gestionnaire professionnel s’occupera de la gestion de l’OPC que vous aurez acheté.
Mais ces deux acteurs ne représentent que la partie émergée de l’iceberg que constitue un OPC. Pour faire fonctionner un fonds d’investissement, toute une panoplie d’acteurs hautement spécialisés travaillent main dans la main.
A l’origine de tout fonds d’investissement se trouve son initiateur, ou promoteur. Il s’agit en général d’un établissement financier (d’une banque, d’un gestionnaire d’actifs, d’un conseiller en investissements…).
Lors de la phase du montage du fonds d’investissement, ce sont d’abord les juristes et les experts fiscaux qui doivent identifier la forme légale idéale du fonds. Celle-ci dépend de beaucoup de considérations: du type d’investisseur visé, des actifs dans lesquels le fonds doit investir, dans quels pays ou régions il va investir, de l’affectation des bénéfices réalisés, du traitement fiscal de ces bénéfices, du réseau de distribution… Ils élaborent ensuite les documents constitutifs du fonds, établissent les contrats avec les différents prestataires de service du fonds et prennent soin de toutes les démarches nécessaires pour faire autoriser le nouveau fonds.
Une fois le fonds créé et l’agrément obtenu, commence la phase de recherche d’investisseurs intéressés à placer de l’argent dans le fonds en souscrivant des parts ou actions du fonds. Les ordres de souscription et, plus tard, les ordres de rachat d’actions et de parts par les investisseurs sont collectés par l’agent de transfert et de registre. Cet acteur est l’intermédiaire entre les investisseurs, les distributeurs et le fonds d’investissement.
Nous avons déjà vu qu’un fonds d’investissement est obligé par la loi de confier la garde de ses actifs – qu’il s’agisse de l’argent liquide non encore investi par le fonds ou des actions, obligations, produits dérivés et autres instruments financiers dans lesquels le fonds a investi – à une banque dépositaire. D’une manière générale, l’agent banque dépositaire s’occupe de la gestion et veille sur la bonne exécution de tous les événements sur les titres dans lesquels l’OPC a investi.
Le gestionnaire investit l’argent collecté par le fonds, achète et vend pour le compte du fonds suivant la stratégie déterminée préalablement, avec l’objectif de réaliser un rendement optimal pour l’investisseur. Souvent, il a recours aux services d’analystes financiers pour identifier les actifs les plus intéressants.
Toutes les transactions et opérations ayant un impact sur les avoirs de l’OPC doivent être comptabilisées. A côté de la comptabilisation des transactions, le comptable OPC détermine la valeur des investissements faits par le fonds et calcule la valeur des parts ou actions de l’OPC, la “valeur nette d’inventaire” (VNI).
L’agent domiciliataire met à la disposition du fonds d’investissement un domicile avec une adresse pour la correspondance et assure la gestion de la vie sociale de l’OPC.
Le compliance officer, dont la fonction est exigée par la loi, a pour mission de protéger l’OPC de tout préjudice qui pourrait résulter du non-respect des normes législatives, réglementaires et déontologiques en vigueur.
Les comptes annuels et états financiers du fonds d’investissement doivent être vérifiés par un réviseur d’entreprises. Celui-ci doit analyser également les principaux processus d’établissement de la valeur nette d’inventaire d’un fonds et les contrôles internes de ces processus.
Aujourd’hui, le régulateur impose également à bon nombre de sociétés de gestion et fonds d’investissement de se doter d’une fonction permanente de gestion des risques qui consiste à identifier tous les risques auxquels une entité est ou pourrait être exposée et vise à définir et mettre en place les mesures nécessaires pour les quantifier, les gérer et les surveiller.
Un organisme de placement collectif étant un véhicule d’investissement réglementé, il est soumis à une surveillance prudentielle de la part de l’autorité publique compétente. Il en est de même pour les sociétés de gestion et les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs.
La complexité croissante du secteur des fonds d’investissement a fait qu’au Luxembourg des sociétés spécialisées dans les différents métiers se sont développées au cours des dernières années.
La brochure « Faire carrière dans les fonds d’investissement » publiée par l’ALFI vous donne un aperçu plus détaillé encore de ces différents métiers et vous inspirera peut-être, comme son titre l’indique, à faire carrière dans les fonds d’investissement.